Que dire de la vie en Egypte, si ce n’est qu’elle se ressent, qu’elle se vit et que de la décrire dans son ensemble est assez difficile ! Je vais tenter de vous faire partager quelques uns de ces moments uniques, où la vie était douce et agréable, ces instants magiques où presque rien vous apporte presque tout...
Je pense que l'un des éléments primordial de la vie des Egyptiens, c'est le café. Qui ne s'est jamais assis à la terrasse d'un café pour boire un thé ou fumer une chicha, ne peut prétendre connaître l'Egypte ! Je ne dis pas que c'est suffisant, mais c'est une étape obligée... Réelle activité du quotidien, les égyptiens la pratiquent dès que possible : en sortant du travail, seuls ou entre amis, ils vont s'asseoir à une table, discutent de tout et de rien, jouent aux dominos, au tric-trac, lisent le journal, regardent les voitures dans la rue – ou la mer à Alexandrie – en fumant une chicha... Le monde réel paraît loin pendant ces instants précieux, et c'est peut-être aussi pour ça qu'ils sont tant prisés. Durant le temps qu'ils passent assis là, où dans une atmosphère unique, ils oublient tout le reste, la vie leur parait simple, et ils rencontrent alors une certaine forme de bonheur... Ce qui explique peut-être aussi la célèbre fatalité orientale « inch’Allah ! »
Une seule difficulté pour rejoindre ces endroits merveilleux : la traversée des rues ! Chose pas toujours aisée, que ce soit à pied, ou en voiture d’ailleurs. Car, comme chacun le sait, la circulation en Egypte est infernale ! Certes, il y a des feux, mais ils ne sont pas respectés, pas plus que les règles les plus élémentaires du code de la route. Sur les grands carrefours les voitures ne s’arrêtent que quand les autres ont commencé à avancer ! Les quelques trajets que j'ai faits en taxi furent assez mouvementés... N’allez pas croire pour autant que la vie du piéton soit plus simple, surtout lorsqu’il doit traverser une avenue. Devant affronter une circulation qui jamais ne s’arrête simultanément sur toutes les voies et ne bénéficiant d’aucune priorité, il lui faut après avoir franchi la première voie, attendre que la deuxième soit à l’arrêt pour passer, et ainsi de suite. Evidemment, sitôt franchie, la circulation reprend de plus belle et le voici bloqué de toute part, « serrant les fesses » pour pouvoir poursuivre sa route. |